La toupie en bois

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La toupie Bois et Poterie une superbe toupie en bois. Ce jouet est connu depuis l’antiquité, la toupie est un jouet très souvent en bois naturel destiné à tourner sur lui-même le plus longtemps possible, en équilibre sur sa pointe, en tant que jeu traditionnel populaire en Chine, faire tourner une toupie consiste à fouetter continuellement l’objet conique pour le faire tourner sur la glace ou sur un terrain lisse. Des noms variés sont donnés à ce sport en Chine.
En 1926, une toupie en poterie fut déterrée des Ruines culturelles Huitiling, dans le village de Xiyin, District de Xiaxan (Shanxi), ce qui prouve que les toupies existaient en Chine depuis plus de 4000 ans ce jeu très populaire Chinois s’est étendu en Corée, au Japon et dans d’autres pays avant le x eme siècle, en Angleterre au xv eme siècle, chaque village possédait une toupie géante qui servait uniquement à des courses populaires, lors du Mardi gras, on peut jouer de différentes façons avec une toupie on peut soit tenir compte de la durée de rotation (cette formule de calcule est la plus couramment utilisé cher les enfants, soit de la longueur parcourue au total, soit encore pratiquer le jeu de massacre dont le but est de faire tomber le maximum de quilles, ou encore stopper les autres toupies des concurrents, il y a le jeu dit du moine ce jeu consistant à propulser une toupie en bois massif actionnée par une ficelle ou une tige afin de faire tomber des quilles miniatures en bois. Le jeu peut également être joué sur une surface (de bois ou autre) encadrée de bandes, cette dernière peut inclure des espaces partiellement fermés qui permet, si la toupie en bois y accède d’obtenir facilement des points additionnels. A Troye (Turkie) des toupies en terre cuite ont été trouvées qui datent de 3000 avant Chr.
Les Jeux de toupies sont très visuels et spectaculaires et les petites quilles étaient très représentatives de la hiérarchie sociale, soldats, chevaliers et bien sur le roi ou (le chef!!!), de nos jours, ils se pratique toujours avec autant de succès dans les estaminets du Nord.
La toupie la plus naturelle se présente sous forme d’un simple gland. En Chine on a trouvé des toupies à fouet datant de 1250 avant Chr. La toupie gabille (sous forme d’une poire) semble avoir son origine dans les cultures primitives du Japon et en  Malaisie.

A partir du 20ième siècle on commence à fabriquer les toupies en fer-blanc. Plus tard on utilisera cette toupie comme matériel publicité. Dans ce temps beaucoup de marques se servaient de toupies (« Top » en anglais) pour confirmer leur « Top » qualité, «Top » service,… Le fabriquant du « Silver Top Chewing Gum » offrait une toupie avec chaque paquet de chewing-gum. A présent on trouve également des toupies illuminantes, sifflantes, mécaniques,….
Les toupies sont faites en différentes matières, comme en poterie, en pierre, en bois, en bambou et en terre cuite. Faites en bois dur, les petites toupies avec lesquelles les enfants jouaient dans le passé étaient des jouets faits par eux-mêmes, ce qui pouvait donner aux enfants un sentiment de satisfaction et le plaisir d’une auto-production particulièrement réussie. Comme le globe terrestre sur son axe, la toupie symbolise et nous rappelle de par son mouvement rotatif l’équilibre subtil de l’univers en mouvement.
Pour jouer avec les toupie en bois de Boisetpoterie,com, il faut tenir du bout des doigts et faire tournée tout simplement et avec les autres toupies à ficelle et autres, d’une main, un fouet enroulé étroitement autour de la partie supérieure de l’axe et empoigner la toupie de l’autre. Puis tirer le fouet en arrière jusqu’à ce que la toupie tombe par terre et tourne et la fouetter continuellement pour la garder en mouvement, il existe de nombreuses formes de toupies, mais le principe de base est toujours le même
une masse équilibrée (centre de gravité sur l’axe de rotation) ;
un grand moment d’inertie par rapport à l’axe (masses réparties loin de l’axe) ;
contact ponctuel sur l’axe (ou très proche) avec le sol (diminution des effets du frottement) ;
un système de mise en rotation (tige, ficelle…) permet de lancer la toupie. Une fois en rotation, la toupie se comporte comme un gyroscope.
On peut jouer de différentes façons avec une toupie. On peut soit tenir compte de la durée de rotation, soit de la longueur parcourue, soit encore pratiquer le jeu de massacre dont le but est de faire tomber le maximum de quilles.
Il existe deux espèces de toupies : les pommés et les poirés, qui tirent leurs noms, cela va sans dire, du plus ou moins d’analogie qu’ils ont avec la forme de la pomme ou de la poire. Les poirés semblent avoir la préférence ; si leur hauteur a été exagérée par un tourneur maladroit, on les appelle grands déchommés.
L’argot spécial des jeux a donné aux toupies les surnoms de p’tit vire, vispi, viraboin ; l’action de tourner est exprimée dans ces trois mots pittoresques.
La toupie se compose de trois parties : le moine se place au sommet, au centre de la partie plate qui y existe, c’est un simple clou sans tête, dépassant d’un centimètre ; la nonne (que les enfants appellent le nonne) se visse à la base, c’est un morceau de fer tourné en forme de bouton rond qui sert de pivot à la toupie ; enfin le ventre, morceau de bois tourné. Le plus souvent il est en buis, on en fait aussi en châtaignier, en charme et en hêtre. Mais les meilleures toupies sont en buis ou en charme, tout autre bois s’en allant par parcelles par suite des chocs.
Le moine sert à passer la boucle de la corde qui vient s’enrouler à partir de la nonne jusqu’au tiers inférieur de la toupie. Pour la lancer, on la tient de la main droite, cordée de gauche à droite, la nonne en l’air ; on la projette violemment à terre, en retenant la corde par un nœud passé entre les doigts. Elle tend à arriver sur le sol le moine en bas, mais la boucle de la corde fixée à celui-ci fait subir un brusque mouvement de redressement qui ajoute encore au mouvement giratoire.
Si par inexpérience ou maladresse la toupie ne tourne pas, on dit qu’ellefait prout ou brout.
Le jeu de toupie le plus important est celui du feu. Les joueurs se réunissent dans une rue sans pavés, autant que possible bordée de chaque côté par des murs sans fenêtres. « Sans fenêtres », on comprend aisément pourquoi ; les murs sont très-utiles pour arrêter l’élan des toupies et permettre de les éteindre plus facilement en les envoyant dinguer contre eux.
Deux camps se forment ; on tire au sort à qui allumera, c’est-à-dire à qui lancera le premier sa toupie, et voici de quelle manière : on crache à terre, et un délégué de chaque camp essaie d’écorner le crachat en projetant dessus sa toupie cordée ; celui qui n’a pas obtenu ce résultat ou qui a, frappé le plus loin de la salive est tenu d’allumer. Aussitôt ceux du camp opposé se précipitent, et à coups de leurs toupies s’efforcent d’éteindre le feu allumé. Les coups perpendiculaires sont interdits ; on ne doit frapper que de côté ; quand la toupie qui a subi un choc va frapper le pied du mur, elle dingue ; si elle saute à la hauteur de la tête des joueurs, elle monte à dada. Lorsque le feu du premier allumeur a été éteint, ceux de son parti doivent en fournir d’autre immédiatement à leurs adversaires, qui recommencent à frapper. Mais si le feu qu’on leur a fourni ne s’éteint pas aussitôt après avoir été frappé, ils ont perdu et doivent allumer à leur tour.
Quand un joueur lance sa toupie et qu’elle fait prout, ses adversaires peuvent la déclarer prise morte et la frapper.
Au lieu de former deux camps, les enfants, quel que soit leur nombre, peuvent jouer chacun pour son compte, on dit alors que chacun est pour son pain. Le plus âgé allume le premier et ainsi de suite. Tous les autres se liguent contre le feu allumé.
Si par hasard un joueur se sert d’une ficelle usée pour corder sa toupie, lorsqu’il la lance la corde vouille, c’est-à-dire se déroule mal, et alors, gare les têtes, les vitres et les becs de gaz !
Il règne dans ce jeu une animation presque frénétique et il est véritablement étonnant qu’il n’arrive pas plus d’accidents. Ce sont les passants qui ont le plus à se plaindre et maintes fois la police a dû faire évacuer des rues où la circulation était rendue excessivement périlleuse par des bandes de joueurs.
Un peu moins dangereux est le jeu dit : à la promenade. La toupie est préparée et tenue comme ci-dessus, mais au lieu de la projeter perpendiculairement, on la lance devant soi le plus loin possible par un détour de tout le corps et du bras ; il faut qu’elle ricoche sur le sol tout en continuant à tourner sur sa nonne.
Bien vieux et bien peu usité actuellement est le jeu du chaudron ou de latoupie au rond : On trace à terre deux cercles concentriques dont l’un est sensiblement plus petit que l’autre. On y place une toupie que le premier joueur doit chasser en dehors en la frappant de côté avec la sienne, mais il doit prendre garde qu’aucune des deux ne sorte du grand rond ou que celle dont il se sert ne reste dans le petit. S’il ne réussit pas, non seulement il est forcé de remettre la première toupie, mais encore il doit y joindre la sienne.
On joue encore au chaudron en mettant dans le petit rond un certain nombre de toupies appuyées nonnes à nonnes ; les joueurs s’efforcent d’en faire sortir une ou plusieurs dans les mêmes conditions que ci-dessus.
Lorsque les joueurs de toupies sont peu nombreux et très-jeunes, il arrive assez fréquemment que quelque voyou passe et mette sans façon dans sa poche un jouet qui lui plaît. Ces peu délicats personnages sont appelés par les enfants des chéréleurs. Le volé se lamente et ses camarades accompagnent le voleur de leurs piailleries et de leurs quolibets, mais c’est en vain, une toupie chérélée n’est jamais rendue.
Avant d’en finir avec ces jouets, quelques détails : Pendant les longs repos que subissent forcément les toupies, la sécheresse les fait fendre, mais elles ne sont pas hors d’usage pour cela ; on les fait tremper dans l’eau, et les fentes se resserrent ; seulement, comme elles ont perdu beaucoup de leur solidité, on s’empresse de s’en débarrasser en les vendant à quelques camarades qui ne s’apercevront de rien…
Les nonnes des toupies peuvent s’échapper et se perdre, les joueurs trouvent très-facilement à les remplacer en s’emparant des boutons de cuivre ou de fer qui servent à retenir les capotes et les tabliers des voitures et des chars-à-bancs. Si le procédé n’est pas d’une grande délicatesse, il est très-économique, et de plus ces nonnes sont excellentes.
Si au milieu d’une troupe de joueurs il vient à passer quelque charrette lourdement chargée, chacun se précipite et va placer sa toupie sous les roues ; si elle résiste à l’écrasement, son possesseur la déclare assurée et s’en montre très-fier.

L’invention de la toupie remonte à la Haute Antiquité comme expliqué plus haut, des fouilles archéologiques ont en effet permis de retrouver également des toupies en argile datant de 3500 av. J.C. dans la ville de Ur en Irak !(maintenant Maquayyar située à 300 km au sud-est de Bagdad, Iraq) mais aussi dans les tombes égyptiennes, car des peintures murales représentent des enfants jouant avec des toupies, on trouve des toupies réalisées en toutes sortes de matériaux (pierre, bois, bambou, terre cuite, plastique, métal ), ; mais le principe de ce jeu est partout le même : lancer la toupie et la faire tourner le plus longtemps possible soit pour réaliser la plus longue distance, soit pour faire tomber des quilles ou autres objets de formes différentes.
Le jeu du Roi, appelé aussi toupie des Indes ou toupie hollandaise était pratiqué par les marins de la compagnie hollandaise des Indes Orientales, ils ramenèrent le principe du jeu en Hollande au XVII ème siècle, la table à toupie ressemble beaucoup à la toupie hollandaise  mais avec beaucoup moins de possibilité et d’un aspect beaucoup moins joli

La règle de jeu,

Il y a autant de règle du jeu que de toupies hollandaises, mais le but reste le même, marquer un maximum de point et cela peut se faire en éliminent les quilles en les faisant tombés… des quilles ou autres objets, en faisant sonner une cloche ou autres, en passant par une porte, etc, le gagnant est celui qui a le plus de points tout simplement,

http://www.boisetpoterie.com/toupie-en-bois,fr,3,96.cfm

« Les traditions se perdent », a-t-on l’habitude de répéter. Plus que tout autre, celui qui recherche les traditions populaires a l’occasion de le constater et de le déplorer. Il y a quelques années seulement, vous eussiez demandé à un enfant jouant à la toupie pourquoi il prenait ce jeu chaque jour et non celui de la thèque ou des canettes, qu’il vous eût imperturbablement répondu : « Parce que ce n’est pas le temps des canettes ou de la thèque. » La réponse eût été la même si, l’année étant plus avancée, vous lui aviez adressé votre demande pendant qu’il jouait aux palets ou à la thèque.
En effet, ces jeux, que l’on croirait livrés au caprice de la gent turbulente qui anime nos carrefours de sa bruyante agitation, sont ou plutôt étaient réglementés par la force de l’habitude, qui voulait qu’à telle époque on jouât à ceci et pas à autre chose.
Dès les premiers jours du printemps, les enfants se glissaient dehors, munis de la toupie suspendue au bout de sa corde, et faisant des moulinets redoutables pour les devantures des magasins, se rendaient dans quelque rue non pavée, où ils étaient sûrs de rencontrer des camarades. Il a toujours existé entre les enfants une sorte de franc-maçonnerie, et sans rien se dire ils savent où se retrouver.
Alors là s’engageaient de ces formidables parties également dangereuses pour les jambes des promeneurs et les vitres des habitants.
Mais la toupie est un jeu qui nécessite beaucoup de mouvement ; aussi l’abandonnait-on pendant l’été pour jouer aux canettes, récréation plus paisible et pour laquelle il n’est pas nécessaire de rechercher un emplacement spécial.
L’automne ramenait avec sa température plus calme les palets, qui demandent un peu plus de mouvement que les canettes, et enfin, pendant les beaux jours de l’hiver, on jouait à la thèque, jeu excellent pour se réchauffer, car il faut constamment courir et sauter.
Voilà quels étaient les grands jeux que les enfants d’autrefois se transmettaient dans un ordre parfaitement rationnel.
Comme il eut été fort monotone de se livrer pendant toute une saison au même amusement, on avait des jeux secondaires dont la succession n’était soumise à aucune règle, ou du moins je n’en ai pas saisi au cours de mes observations.
Mais aujourd’hui toutes les traditions subissent des transformations qui les font peu à peu disparaître, et les jeux populaires ont suivi la loi commune. Les temps ne sont plus bien tranchés, et bravant les saisons, nos gamins jouent fort bien à la thèque et à la toupie pendant l’été, ainsi qu’aux palets et aux canettes pendant l’hiver.
Quoi qu’il en soit, ces jeux existent encore en ce moment, et avant qu’ils n’aient été complètement abandonnés pour des jeux plus modernes, je me propose de les étudier dans leur technique.

 

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